Le gouvernement burkinabe a ratifie plusieurs accords de prets et de dons destines a transformer l'agriculture et renforcer la securite alimentaire nationale.
Publié le 7 août 2026 à 12:10 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 06:36

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Aménager 3 900 hectares de périmètres irrigues, réhabiliter 1 800 hectares de bas-fonds, acheter 68 700 tonnes d'engrais : le Burkina Faso vient de sécuriser un paquet de financements pour transformer durablement son agriculture.
Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement burkinabe a adopte deux ordonnances autorisant la ratification d'accords de prets et de dons dépassant 143 milliards de FCFA, conclus avec l'Association internationale de developpement (IDA), le Fonds africain de developpement et la Banque africaine de developpement. La part la plus importante, 83,76 milliards de FCFA, finance l'opération d'appui a la transformation de l'agriculture (OATA-BF), un programme prevu sur cinq ans pour un cout global de plus de 104 milliards de FCFA.
Le reste, plus de 60 milliards de FCFA, alimente une operation d'urgence baptisée Lijeeguoli, destinee a augmenter rapidement les volumes de production via un meilleur acces aux intrants et aux semences améliorées. Objectif est de constituer un stock strategique d'engrais pour amortir la volatilite des prix internationaux.
Dans un pays ou l'insécurité continue de peser sur l'accès a certaines terres agricoles, chaque hectare irrigue compte double. La vraie question n'est plus seulement financiere. Elle est logistique : ces fonds arriveront-ils jusqu'aux champs les plus exposes a l'instabilité ?
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