Le ministre de l'Énergie Yacouba Zabré Gouba a mis en service la centrale thermique Bobo 2, qui fait passer la puissance installée du site de 60 à 86,4 MW.
Publié le 8 août 2026 à 12:16 — mis à jour le 20 septembre 2026 à 18:02

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Trois moteurs. 26,4 mégawatts. Et une promesse : que Bobo-Dioulasso ne tremble plus à chaque coupure.
Le ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a mis en service ce vendredi 7 août 2026 la centrale thermique Bobo 2, au quartier Lafiabougou, rapportent l'Agence d'information du Burkina (AIB).
L'infrastructure, financée à hauteur de plus de 33 milliards de francs CFA par la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL), fait passer la puissance installée du site de 60 à 86,4 MW.
Concrètement, trois groupes électrogènes équipés de moteurs MAN portent chacun 8,8 MW. Grâce au réseau national interconnecté, cette énergie pourra irriguer d'autres localités du pays, au-delà de la seule région du Guiriko.
« Nous célébrons une grande victoire pour notre économie, notre souveraineté et notre développement », a lancé le ministre Gouba, cité par l'AIB. Une victoire qui s'inscrit dans une série. Après Pabré, inaugurée le 21 juillet, Bobo 2 précède déjà Koudougou et Kaya, où deux centrales de 25 MW doivent suivre.
L'énergie reste le nerf de la souveraineté économique africaine. Sans elle, pas d'industrie textile transformée sur place, pas d'usine agroalimentaire qui tourne la nuit, pas de jeunes entrepreneurs qui chargent leurs outils sans angoisser pour le groupe électrogène. Le Burkina Faso, sous embargo diplomatique partiel depuis 2022, mise sur l'autofinancement pour tenir cette ambition.
Reste une question simple, mais décisive : ce type de projet financé sur ressources propres peut-il devenir un modèle pour d'autres pays sahéliens confrontés aux mêmes contraintes ?
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