Le HCDH annonce la fermeture progressive de son bureau au Burkina Faso, dans un climat de rupture croissante entre la junte et les institutions internationales.
Publie le 24 juillet 2026 à 15:55 - mis a jour le 17 août 2026 à 08:05

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30 novembre, c'est la date a laquelle le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme fermera définitivement son bureau a Ouagadougou, mettant fin a des annees de presence onusienne sur le terrain burkinabe.
Selon leFaso.net, cette fermeture intervient apres la suspension des activites du bureau plus tot cette annee, dans un climat de tensions croissantes entre la junte au pouvoir et les institutions internationales. Burkina Yawana rappelle que cette decision s'inscrit dans une trajectoire plus large de rupture entre Ouagadougou et les organismes occidentaux ou onusiens, apres le retrait annonce de la Cour Penale Internationale et la rupture diplomatique avec la France. Le HCDH n'a pas detaille publiquement les raisons précises de ce depart progressif.
Ce que cela raconte depasse une seule fermeture de bureau. C'est un pays qui choisit de tracer sa propre voie souveraine, quitte a se priver d'un regard exterieur sur la situation des droits humains, dans un contexte securitaire deja tendu au Sahel. Les partisans de la transition y voient une liberation. Les defenseurs des droits humains y voient un vide qui inquiete, surtout pour les populations civiles prises entre les groupes armes et les forces de securite.
L'Alliance des Etats du Sahel avance sa propre definition de la souverainete. Reste a savoir ce qu'elle mettra a la place des institutions qu'elle quitte une a une.
Qui documentera les droits humains au Burkina Faso, une fois que la derniere porte onusienne se sera refermée ?
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