Le président Tebboune a approuvé la levée du moratoire sur la peine de mort pour les incendiaires et les ravisseurs de mineurs.
Publie le 7 septembre 2026 à 10:44 - mis a jour le 7 septembre 2026 à 15:58

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Trente trois ans de moratoire, et une décision qui rebat les cartes du débat pénal algérien. Lors du Conseil des ministres du 6 septembre, le président Abdelmadjid Tebboune a approuvé la levée du moratoire sur l'application de la peine de mort, en vigueur depuis 1993, rapporte Algérie Eco.
La mesure n'est pas générale. Elle cible deux catégories précises de crimes . Les auteurs et instigateurs d'incendies volontaires, et les ravisseurs ou agresseurs de mineurs. Un ciblage qui n'est pas anodin, à quelques semaines de la fin d'un été marqué par des feux de forêt dévastateurs dans plusieurs wilayas. Le président a d'ailleurs ordonné au gouvernement d'entamer, dès cette semaine, l'indemnisation des sinistrés, avec une supervision directe du ministre de l'Agriculture pour les compensations liées au bétail perdu.
Ce Conseil des ministres a aussi tranché sur l'école, que Tebboune veut voir rester à l'écart de tout courant idéologique et de tout conflit politique stérile, et sur les infrastructures, avec un chantier ferroviaire minier de l'Est qui avance dans les délais et une ligne Alger Tamanrasset désormais désignée priorité stratégique pour 2028.
Rétablir l'exécution de la peine capitale, même de façon ciblée, rouvre un débat que beaucoup de pays africains pensaient refermé sur le terrain des droits humains. La colère née des incendies de l'été explique la décision. Elle ne dispense pas d'en interroger l'efficacité réelle contre la criminalité incendiaire.
La dissuasion par la peine capitale a t elle jamais empêché un pyromane d'agir sous le coup de la colère ou de l'intérêt ?
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