Artisanat
Burkina : Traoré ouvre le SIAO et veut industrialiser l'artisanat africain
La 18e édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou a ouvert ses portes, avec le Ghana en invité d'honneur. Les ministres de l'Artisanat du Burkina, du Mali, du Niger et du Ghana ont posé les bases d'une coopération.
Ouagadougou — Publié le 1 novembre 2026 à 07:04

Des couteaux, des ciseaux, des briquets et des flacons de parfum confisqués à l'entrée : le premier jour du Salon international de l'artisanat de s'est ouvert sous haute surveillance. À l'intérieur, la 18e édition a un thème sans ambiguïté : « Artisanat africain et industrialisation ».
Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, a coupé le ruban vendredi. « La vision, c'est de faire en sorte que notre artisanat progresse petit à petit vers une industrialisation », a-t-il dit. Aux artisans, il a demandé de « ne jamais baisser les bras ». Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a lu le discours d'ouverture : pour lui, l'indépendance véritable se construit dans les ateliers, les champs, les usines et les choix de consommation.
Le est le pays invité d'honneur, représenté par sa ministre du Commerce, Elizabeth Ofosu-Adjare. En marge de l'ouverture, les ministres de l'Artisanat du Burkina, du , du et du Ghana se sont réunis.
Ils veulent fixer des priorités sur deux ans, en travaillant sur la normalisation, la labellisation et l'organisation de la filière. Aucun accord n'a été signé. Mamou Daffé, ministre malien de l'Artisanat et de la Culture, s'est dit honoré d'accueillir l'événement.
Côté sécurité, le commissaire Aguima Abdoulaziz Yonli, qui préside la commission du salon, a demandé de signaler tout comportement suspect aux numéros 10-10, 17, 18 et 16. Le salon dure jusqu'au 8 novembre.
Industrialiser l'artisanat, c'est la promesse de tous les gouvernements du Sahel. La difficulté tient au passage du geste unique à la série : comment produire en quantité sans perdre ce qui fait la valeur d'un objet fait main ? Un pays peut-il protéger ses savoir-faire et les vendre au monde en même temps ?
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