Cacao
Cacao : financer les coopératives, l'angle mort de la filière ivoirienne
Le Conseil du Café-Cacao et la fondation IDH ont réuni les acteurs à Abidjan. Un groupe de travail doit bâtir une feuille de route sur le financement des coopératives.
Abidjan — Publié le 23 octobre 2026 à 07:45

Ce sont elles qui collectent, regroupent et vendent la fève. Et ce sont elles qui manquent d'argent. Mardi 20 octobre, à l'hôtel Tiama d'Abidjan, le Conseil du Café-Cacao et la Fondation IDH ont réuni les acteurs de la filière sur le thème : « Renforcer l'accès au financement des sociétés coopératives de cacao : défis, innovations et perspectives », rapporte Abidjan.net.
Autour de la table, des représentants des ministères de l'Agriculture et de l'Économie et des Finances, des institutions financières, des coopératives, des exportateurs et des partenaires. Fratmat a également consacré un titre à cet atelier, qui fait du financement un enjeu central pour la filière.
Stéphanie Kadio, directrice pays d'IDH, a salué « une mobilisation au plus haut niveau, preuve que la question du financement des coopératives est stratégique pour tous ». Elle a aussi souligné que « des mécanismes innovants ont déjà fait leurs preuves, mais demeurent dispersés ». Josiane Assandé-Flean, représentant le directeur général Koné Brahima Yves, a rappelé que « lorsqu'une coopérative manque de financement, les conséquences se répercutent sur toute la chaîne ».
Les pistes évoquées : le crédit-bail, les mécanismes de garantie et des partenariats tripartites entre coopératives, acheteurs et banques. Résultat concret de la journée : la création d'un groupe de travail chargé d'élaborer une feuille de route, avec priorités, responsabilités et échéances. L'article ne publie aucun chiffre de besoin de financement.
Pourquoi c'est important ? Parce que la Côte d'Ivoire veut transformer davantage son cacao sur place et mieux rémunérer ses producteurs.
Sans coopératives solides, ni traçabilité ni qualité ni pouvoir de négociation. Le financement est la condition préalable de tout le reste.
Pour 2050, le défi est de passer d'une filière qui vend du volume à une filière qui crée de la valeur. La feuille de route attendue dira si la volonté suivra le discours.
Qui doit porter le risque : l'État, les banques ou les coopératives elles-mêmes ?
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