Le Conseil du Café-Cacao a tranché : la campagne 2026-2027 démarre sur un prix bord champ divisé par plus de deux. Les producteurs encaissent le choc des marchés mondiaux.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:29 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 09:07

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1 200 FCFA le kilo. Contre 2 800 FCFA la campagne précédente. À Soubré, Daloa ou Divo, le calcul se fait déjà dans les cours des plantations : plus de la moitié du revenu s'évapore pour la nouvelle saison.
Le Conseil du Café-Cacao a officialisé, le 1er septembre, le nouveau prix bord champ pour la campagne 2026-2027, confirme Financial Afrik. La décision arrive après des semaines de spéculation. Les prix mondiaux du cacao, eux, ont violemment chuté ces derniers mois sur les marchés de New York et Londres. D'après Afrik Soir, ce recul de plus de 1 600 FCFA en un an constitue le retournement le plus brutal enregistré depuis le début de la décennie.
Pour la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial avec plus de 40 % de l'offre planétaire, l'équation est vertigineuse. Le cacao fait vivre, directement ou indirectement, plusieurs millions de personnes. Un planteur qui livrait dix sacs pour financer une rentrée scolaire devra désormais en livrer vingt pour le même résultat. Vingt, pas dix. Le Conseil justifie cet ajustement par la nécessité de préserver l'équilibre financier de la filière face à la tempête des marchés internationaux.
Et c'est tout le débat sur la souveraineté économique africaine qui ressurgit : tant que le prix de la matière première la plus stratégique du pays se décide à des milliers de kilomètres d'Abidjan, la marge de manœuvre nationale reste limitée.
Le prix du cacao doit-il rester fixé par les places financières de New York et Londres ? Ou la Côte d'Ivoire a-t-elle enfin les moyens de peser sur ses propres termes de l'échange ?
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