Le nouvel accord mondial sur le cacao entrera définitivement en application le 1er octobre, alors que la filière ivoirienne reste sous tension.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:25 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 22:11

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Un marché mondial de plusieurs dizaines de milliards de dollars, une filière qui nourrit des millions de familles, et un texte qui devait tout changer. Il entre enfin en vigueur.
L'Accord international de 2026 sur le cacao entrera définitivement en application le 1er octobre, confirme Africtelegraph. Premier exportateur mondial, la Côte d'Ivoire suit le dossier de près, tout comme le Togo, premier pays à avoir ratifié le texte, rapporte la République Togolaise.
La RDC, elle, veut profiter de ce nouveau cadre pour peser davantage sur un marché longtemps dominé par l'Afrique de l'Ouest.
Le Conseil Café Cacao ivoirien avait déjà mené, en février, une offensive diplomatique à Genève pour défendre un revenu décent aux planteurs. L'accord vise justement à stabiliser des prix mondiaux dont dépendent, rien qu'en Côte d'Ivoire, plus de 800 000 producteurs.
Mais un accord international ne remplace pas une réforme nationale. Cette même semaine, sept organisations agricoles ivoiriennes réclamaient la dissolution de l'OIA café cacao, jugée incapable de protéger les planteurs face à la chute du prix payé aux producteurs. Le nouveau texte mondial pourra stabiliser les cours à New York et à Londres ; il ne réglera pas, à lui seul, les querelles de gouvernance à Abidjan.
D'ici 2050, l'Afrique de l'Ouest ne pèsera vraiment sur le marché mondial du cacao que le jour où ses producteurs verront la couleur de cette stabilité, pas seulement ses signataires.
Un accord signé à Genève peut-il vraiment changer la vie d'un planteur qui vend encore son cacao à 1 200 FCFA le kilo ?
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