Samuel Eto'o conteste la présidence de Patrice Motsepe à la tête de la CAF, pendant que ce dernier annonce une hausse à 700 000 dollars des subventions annuelles versées aux 54 fédérations membres.
Publié le 15 octobre 2026 à 09:44 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:16

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Pendant qu'il annonçait un chèque de 700 000 dollars par fédération depuis une salle de conférence au Cap-Vert, Patrice Motsepe savait qu'ailleurs, un ancien Ballon d'Or africain comptait déjà ses soutiens pour lui prendre son fauteuil.
Le président de la Confédération africaine de football (CAF) fait face à la contestation la plus sérieuse de son mandat : celle de Samuel Eto'o, président de la fédération camerounaise et membre du comité exécutif, rapporte Times of Eswatini. Le journal signale même un changement de gouvernance taillé pour cette crise : le comité exécutif ne peut désormais être convoqué qu'après une demande écrite d'au moins deux tiers de ses membres, information attribuée au Guardian. Un bras de fer pour le pouvoir, mais aussi pour l'argent qui fait tourner le sport le plus suivi du continent.
Officiellement, Motsepe avance sur un autre terrain : celui des chiffres. Lors de cette conférence au Cap-Vert, il a annoncé une hausse de 33% des subventions annuelles versées aux 54 fédérations membres, désormais fixées à 700 000 dollars chacune, confirme Morocco World News, qui cite le communiqué officiel de la CAF. Depuis 2021, cette dotation est passée de 200 000 à 400 000, puis 525 000 dollars, soit une progression de 250% en cinq ans.
Les indemnités de séance des membres du comité exécutif grimpent elles aussi, de 150 à 350 dollars. À Mbabane, le président de la fédération eswatinienne, Peter "Samora" Simelane, y voit la preuve d'une stabilité retrouvée et réaffirme son soutien à Motsepe, selon Times of Eswatini.
Derrière la bataille de personnes se cache un choix structurel pour le football africain ,des fédérations dépendantes d'un exécutif qu'elles réélisent, ou des instances suffisamment autonomes pour investir sans attendre une faveur. D'ici 2050, c'est cette gouvernance, plus que les trophées continentaux, qui décidera si l'Afrique forme et retient ses talents ou continue de les voir filer vers l'Europe dès l'adolescence.
Entre la stabilité financière promise par Motsepe et le changement réclamé par Eto'o, quelle CAF fera gagner le football africain d'ici 2050 ? Dites-nous laquelle vous convainc.
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