Un militaire de 29 ans a été arrêté à l'intérieur du Palais de l'Unité à Yaoundé, une zone parmi les plus surveillées du pays, avant d'être transféré pour interrogatoire.
Publié le 19 septembre 2026 à 10:34 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:30

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Un briquet, un peu de cannabis, et une phrase qui a suffi à glacer la sécurité présidentielle camerounaise. Le tout dans l'enceinte la plus verrouillée du pays.
Ntsama Biting Benoit, un soldat de 29 ans, a été appréhendé le mercredi 16 septembre vers 14h30 à l'intérieur du Palais de l'Unité à Yaoundé, rapporte Camer.be.
Interrogé sur sa présence dans cette zone hautement sécurisée, l'homme aurait déclaré être venu « prendre le pouvoir », selon le même média. Le militaire a été transféré au Secrétariat d'État à la Défense pour enquête, conformément aux procédures de sécurité présidentielle, Aucune communication officielle n'a pour l'instant été faite ni par la présidence ni par le ministère de la Défense.
L'incident, aussi absurde qu'il puisse paraître, pose une question sérieuse sur le suivi psychologique et disciplinaire au sein des unités d'élite chargées de la protection du chef de l'État, dans un pays où le Bataillon d'intervention rapide reste l'une des forces les plus scrutées du continent pour son rôle dans la lutte contre Boko Haram et les groupes séparatistes anglophones.
Que la présidence n'ait toujours pas communiqué, plusieurs jours après les faits, en dit long sur la difficulté des institutions camerounaises à assumer publiquement leurs failles de sécurité, même quand elles restent sans conséquence dramatique.
D'ici 2050, la solidité des institutions africaines se jugera aussi à leur capacité à commenter, sans les minimiser ni les dramatiser, les incidents qui touchent leur propre sécurité intérieure.
Cet homme sera-t-il jugé comme un simple perturbateur, ou son geste ouvrira-t-il une réflexion plus large sur l'état psychologique des troupes d'élite camerounaises ?
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