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Le FMI sonne l'alarme sur les dérives budgétaires des États CEMAC. Derrière les chiffres macro, c'est la jeunesse d'Afrique centrale qui paye.
Publié le 12 avril 2026 à 19:57 UTC
Le ton est inhabituellement sévère. Le Fonds Monétaire International (FMI) sonne l'alarme face aux dérives budgétaires des États membres de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC). Un an après les engagements de consolidation budgétaire pris par les chefs d'État, le constat est sans appel : les promesses n'ont pas été tenues. Et ce sont les populations qui paient.
La CEMAC regroupe six pays — Cameroun, Gabon, Congo, République centrafricaine, Tchad et Guinée équatoriale — partageant le franc CFA et la BEAC. Quand les finances publiques dérapent, c'est toute la zone qui trinque : moins de réserves de change, coût de financement plus élevé, moins d'argent pour les hôpitaux, les routes, les écoles.
Pour un jeune de 25 ans qui cherche un emploi à Douala, à Libreville ou à N'Djamena, ces chiffres macro ont une traduction très directe. La dette souveraine n'est pas une abstraction — c'est le frein numéro un de la croissance inclusive en Afrique centrale.

Mais cette alerte est aussi une opportunité. L'Afrique de 2050 ne se construira pas sur des finances publiques en désordre. Les jeunes générations ont une responsabilité historique : imposer la transparence budgétaire, exiger la reddition de comptes, construire des institutions fortes.
Le FMI parle. Il faut que la jeunesse d'Afrique centrale parle encore plus fort.
#CEMAC #EconomieAfrique #FMI #GouvernanceAfricaine
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Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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