Le CEPICI lance le GUDIP, un outil pour suivre en temps réel les investissements privés, alors que la Côte d'Ivoire multiplie les rencontres avec ses partenaires financiers.
Publie le 27 juillet 2026 à 22:22 - mis a jour le 19 août 2026 à 11:44

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Un sigle de plus dans le paysage administratif ivoirien. Mais derrière le GUDIP, une ambition simple : savoir enfin, en temps réel, où va l'argent des investisseurs privés.
Le Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire (CEPICI) a lancé cet outil de pilotage, selon Abidjan.net, dans un contexte où le pays multiplie les rencontres avec ses partenaires financiers, de Washington à Bruxelles en passant par Kigali, avant le Groupe consultatif tenu début juillet à Abidjan, rappelle le ministère du Plan et du Développement. L'Agence ivoirienne de presse évoque de son côté un climat des affaires que le gouvernement veut rendre plus lisible pour les investisseurs étrangers comme locaux.
Ce genre d'outil ne fait jamais la une, et c'est bien le problème : la lisibilité administrative est souvent le vrai frein à l'investissement en Afrique de l'Ouest, bien avant les taux d'intérêt ou les infrastructures. Un investisseur qui ne sait pas où en est son dossier finit par aller ailleurs.
La Côte d'Ivoire veut se poser en modèle de gouvernance économique régionale. Elle ne pourra pas le faire seulement à coups de sommets et de communiqués. Ce sont des outils comme le GUDIP, invisibles mais structurants, qui feront la différence en 2050, quand l'Afrique de l'Ouest devra prouver qu'elle sait retenir les capitaux qu'elle attire.
Un outil de pilotage change-t-il vraiment la vie d'un entrepreneur ivoirien qui attend son agrément depuis des mois ? La réponse se verra dans les prochains mois, pas dans le communiqué de lancement.
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