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Le secrétaire d'État adjoint américain Christopher Landau entame une tournée en Afrique du Nord. Dans le contexte Trump 2.0 — coupes USAID, minerais critiques, rivalité Chine — l'Amérique ne vient plus en Afrique pour aider. Elle vient pour acheter.
Publié le 27 avril 2026 à 14:05 UTC+0

Ce lundi 27 avril 2026, le secrétaire d'État adjoint américain Christopher Landau entame une tournée en Afrique du Nord qui durera jusqu'au 1er mai. Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte : les grandes capitales nord-africaines sont sur l'agenda.
Sous Trump 2.0, la politique africaine des États-Unis a radicalement changé de registre. Les aides au développement ont été drastiquement réduites. L'USAID a été mise sous pression. L'accent a été mis sur les intérêts commerciaux directs et les minerais critiques. En clair : l'Amérique ne vient plus en Afrique pour aider. Elle vient pour acheter.
La tournée de Landau s'inscrit dans ce cadre. L'Afrique du Nord concentre des ressources stratégiques que Washington veut sécuriser dans le contexte de la rivalité avec la Chine : phosphates au Maroc, gaz naturel en Algérie, lithium en émergence en Tunisie.
Pour l'Afrique subsaharienne, ce pivot vers le nord dit quelque chose d'inquiétant : elle n'est pas la priorité de Washington, sauf si elle a des minerais critiques — RDC pour le cobalt, Zambie et Zimbabwe pour le lithium.
L'Afrique de 2026 a appris à lire les agendas. Quand un diplomate américain fait une tournée africaine sous Trump, il ne vient pas en ami. Il vient en acheteur. La question que les chefs d'État africains doivent poser est simple : qu'est-ce que ça nous apporte à nous ?
Qu'est-ce que tu penses de la politique de Trump en Afrique ?
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