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Le Corps africain (ex-Wagner) présent au Mali n'avait aucune information préalable sur les attaques du 25 avril. Les mercenaires russes n'ont pas pu protéger les grandes villes. Ce que cette défaillance dit de tout le partenariat sécuritaire russo-africain.
Publié le 27 avril 2026 à 13:41 UTC+0

Ils étaient censés être la solution. Ils n'ont pas vu venir le problème.
Depuis 2021, la junte malienne a fait un choix clair : remplacer la France et la MINUSMA par les soldats du Corps africain (ex-Wagner). Des milliers de mercenaires russes déployés, présentés comme des partenaires plus efficaces et moins condescendants.
Le 25 avril 2026, ce narratif a été mis à rude épreuve.
Selon Ulf Laessing, responsable du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer, les soldats russes n'avaient aucune information préalable sur les attaques du JNIM et du FLA. Ils n'ont pas pu protéger les grandes villes. La base du Corps africain à Sévaré a elle-même été ciblée.
Laessing est direct : « Ces attaques portent un dur coup à la Russie, car les mercenaires n'avaient aucune information sur ces attaques et n'ont pas été en mesure de protéger les grandes villes. »
Les rebelles touareg du FLA ont eux-mêmes appelé la Russie à « reconsidérer son soutien à la junte ». Un message politique fort : les adversaires de la junte s'adressent directement à Moscou.
Ce qui se joue au Mali est un test grandeur nature de la doctrine militaire russe en Afrique. Les juntes du Burkina et du Niger, membres de l'AES, regardent ce qui se passe à Bamako avec la même question : si la Russie n'a pas pu protéger le Mali, que vaut réellement ce partenariat ?
La Russie est-elle vraiment un protecteur fiable pour l'Afrique ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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