À Bouaké comme dans trois autres villes, le concours d'entrée à l'INFAS a démarré avec un nombre record de candidats pour les filières sanitaires et paramédicales.
Publié le 24 août 2026 à 18:10 — mis à jour le 7 octobre 2026 à 23:01

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Dix filières, quatre villes, une seule obsession chez les candidats : décrocher une place dans les métiers de la santé. Le concours d'entrée à l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS) a démarré le 18 août à Abidjan, avant de s'étendre à Bouaké, Korhogo et Daloa.
Selon KOACI, 161 917 candidats sont inscrits pour cette session 2026, contre 146 917 l'an dernier, soit une hausse d'environ 12 %. La filière infirmiers et infirmières concentre à elle seule 70 709 candidatures, suivie des auxiliaires de santé et des sages-femmes. Le calendrier complet des épreuves, détaillé par le site Yeclo.com, prévoit sa clôture le 25 août avec les secrétaires médicaux.
À Bouaké, ville qui accueille les épreuves pour trois filières à fort effectif (infirmiers, sages-femmes, auxiliaires de santé), l'affluence suit la même tendance nationale. Pour la seule ville voisine de Daloa, l'Agence Ivoirienne de Presse (AIP) rapporte près de 16 500 candidats, en hausse de 30 % sur un an.
Le ministère de la Santé, cité par KOACI, a appelé les candidats à « l'excellence et à l'intégrité », rappelant que la santé est une mission de service. Une insistance qui n'a rien d'anodin dans un pays où chaque session charrie son lot de polémiques sur les fraudes aux examens.
Pourquoi cette ruée vers les blouses blanches ? Parce que le secteur sanitaire ivoirien recrute, structure ses filières, et incarne une promesse de stabilité pour une jeunesse confrontée à un marché de l'emploi étroit. Derrière chaque dossier déposé à Bouaké, il y a un pari : celui d'un métier utile, dans un pays qui peine encore à couvrir tous ses besoins en personnel de santé.
À l'échelle du continent, la Côte d'Ivoire n'est pas un cas isolé. Partout, la jeunesse africaine se tourne vers des filières professionnalisantes, faute de débouchés ailleurs.
Combien de ces 161 917 candidats décrocheront réellement une place cette année ?
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