Alassane Ouattara nomme trois conseillers au Conseil constitutionnel, dont Yolande Nda Tanoh Bakayoko, veuve de l'ancien Premier ministre. Les nominations prennent effet le 1er octobre.
Publié le 26 septembre 2026 à 13:12 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 03:08

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Un nom revient dans les décrets de la République, et il serre la gorge à qui se souvient de mars 2021. Yolande Nda Tanoh, épouse du défunt Premier ministre Hamed Bakayoko, entre au Conseil constitutionnel. Elle n'y siège pas au nom d'un souvenir, mais elle le porte malgré elle.
Le décret signé le 23 septembre par Alassane Ouattara nomme trois nouveaux conseillers, Yolande Nda Tanoh Bakayoko, Ali Yéo et Mamadou Diakité, pour un mandat de six ans chacun. Selon l'AIP, ces nominations prennent effet le 1er octobre 2026, en même temps que celle de Théodore René François Kouassi Komoin, désormais procureur général près la Cour de cassation et le Conseil d'État. FratMat confirme le calendrier et détaille les quatre postes concernés dans son édition du 24 septembre.
Pourquoi cela compte : le Conseil constitutionnel tranche en dernier ressort les litiges électoraux et les questions de conformité des lois à la Constitution, dans un pays où chaque scrutin réactive les mêmes fractures. Renouveler son collège, et celui du parquet général, c'est renouveler l'arbitre au moment où la Côte d'Ivoire prépare l'après Ouattara.
Pulse CI écrit que Me Yolande Bakayoko apporte à l'institution un profil de juriste rompue au barreau, au delà du nom qu'elle porte. AllAfrica, de son côté, relaie l'ensemble du décret sans isoler un nom en particulier, preuve que dans le jeu institutionnel ivoirien, une nomination individuelle ne fait sens que replacée dans un mouvement d'ensemble.
Pour une jeunesse qui n'a connu Hamed Bakayoko qu'en Premier ministre puis en absence brutale, voir son épouse rejoindre une haute juridiction dit quelque chose sur la manière dont l'Afrique de 2050 gérera sa mémoire politique : ni effacée, ni figée, mais intégrée aux institutions qui continuent de tourner.
Une continuité de noms suffit elle à garantir une continuité de justice, ou faut il d'abord regarder ce que ces trois conseillers auront fait, une fois installés ?
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