Placé sous mandat de dépôt le 11 septembre, le numéro 4 du PPA-CI fait face à 17 chefs d'accusation. Son avocate conteste la légalité de la procédure, dans un climat de tension entre pouvoir et opposition.
Publié le 14 septembre 2026 à 13:43 — mis à jour le 27 septembre 2026 à 21:26

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Dix-sept chefs d'accusation. Le chiffre a de quoi donner le vertige, même à un vétéran de la politique ivoirienne comme Justin Katinan Koné.
Le 4e vice-président du PPA-CI a été placé sous mandat de dépôt le 11 septembre, après l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet, confirme l'AIP. Son avocate, Me Roselyne Aka-Seripka, ne mâche pas ses mots : « Je les trouve vraiment irréguliers et illégaux », a-t-elle déclaré, en dénonçant une procédure qui s'écarte selon elle des règles ordinaires.
Le parti fondé par Laurent Gbagbo dénonce de son côté un acharnement judiciaire. « Ni intimidation ni peur », a martelé un cadre du PPA-CI. Une liste de convocations judiciaires visant d'autres figures de l'opposition, relance le débat sur la pression exercée sur les partis critiques du pouvoir, à un moment charnière du calendrier politique ivoirien.
Derrière cette affaire individuelle, c'est la question plus large de l'indépendance de la justice face au politique qui se pose, un débat que traverse une bonne partie du continent, de Kinshasa à Lusaka. Une Afrique qui veut peser sur la scène mondiale en 2050 aura besoin d'institutions judiciaires dont la légitimité ne se discute pas, quel que soit le camp visé.
En Côte d'Ivoire comme ailleurs, la jeunesse regarde de près comment ses dirigeants traitent leurs opposants. Un signal, en creux, sur l'état de santé démocratique du pays.
Poursuites légitimes ou instrumentalisation de la justice ? Vous, qu'en pensez-vous ?
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