Vendredi, Emmanuel Ackah (PPA-CI) est reparti sous contrôle judiciaire. Samedi, le PDCI-RDA a dénoncé la convocation de six de ses cadres devant le même pôle antiterroriste.
Publié le 18 octobre 2026 à 09:54 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:16

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Un vendredi à midi, devant la section antiterroriste de Cocody Angré. Puis un contrôle judiciaire, sans mandat de dépôt.
Emmanuel Ackah, troisième vice-président du PPA-CI, le parti de Laurent Gbagbo, était attendu le 16 octobre chez le doyen des juges d'instruction, annonce KOACI.
Le site ivoirien indique ensuite qu'il a été auditionné puis placé sous contrôle judiciaire. Les faits qui lui sont reprochés n'ont pas été rendus publics. Son nom s'ajoute à celui de Sébastien Dano Djédjé, mis en examen le 13 octobre selon l'AIP, et à celui de Justin Koné Katinan, déjà sous mandat de dépôt.
Le samedi 17, c'est l'autre grand parti d'opposition qui prend la parole. Afrik Soir rapporte que six cadres du PDCI-RDA ont reçu une convocation le jeudi 15, avec des auditions étalées jusqu'au 23 octobre devant le huitième cabinet d'instruction d'Abidjan. Parmi eux, l'ancien ministre Alain Cocauthrey, directeur de cabinet du président du parti. Dans un communiqué signé de Yapo Yapo Calice, le PDCI-RDA parle de « pression politique », réclame la présomption d'innocence et l'accès aux avocats, et rejette tout lien avec des groupes criminels ou terroristes.
Il alerte aussi la CEDEAO, l'Union africaine et l'ONU. Le gouvernement, lui, tient sa ligne. Son porte-parole Amadou Coulibaly l'a répété après le Conseil des ministres du 14 octobre, toujours selon KOACI : l'exécutif ne commande pas les affaires en instruction. Les charges visant les cadres du PDCI-RDA n'ont pas été détaillées publiquement. Il faut le dire : une convocation n'est pas une condamnation.
Mais le calendrier trouble. Ces dossiers surgissent en pleine bataille sur le futur organe électoral, au moment où chaque camp cherche un arbitre en qui croire. Une démocratie qui veut compter en 2050 ne peut pas laisser le soupçon s'installer : ni sur ses juges, ni sur ses opposants.
Un dialogue national inclusif, réclamé par le PDCI-RDA, peut-il encore désamorcer la tension, ou faut-il d'abord que la justice prouve son indépendance ?
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