Le ministre des Infrastructures entame une tournée de cinq jours entre Bouna, Kong et Ferkessédougou pour inspecter les chantiers routiers, portuaires et aéroportuaires du Nord.
Publié le 26 août 2026 à 15:06 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 18:35

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Cinq jours, trois villes, et un ministre qui préfère les nids-de-poule aux discours dans un bureau climatisé.
Le ministre des Infrastructures et de l'Entretien routier, Hien Yacouba Sié, a entamé le 25 août une tournée de terrain de Bouna à Ferkessédougou, en passant par Kong, dans le nord et le nord-est du pays. Pendant cinq jours, il doit inspecter l'état d'avancement de plusieurs chantiers stratégiques dans les secteurs routier, portuaire et aéroportuaire de la région du Bounkani. L'objectif affiché par le ministère est d'obtenir une appréciation directe du terrain et d'identifier les difficultés qui freinent l'exécution des projets.
Cette mission s'inscrit dans la continuité d'un ministre habitué aux visites d'imprégnation depuis sa nomination en janvier 2026, lui l'ancien directeur général du Port autonome d'Abidjan. Il avait déjà inspecté la voie de contournement Y4 à Abidjan en février, puis les chantiers de la fête de l'Indépendance à Yopougon en juillet.
Le désenclavement du nord ivoirien n'est pas qu'une affaire de bitume. C'est une condition pour que le cacao, l'anacarde ou le coton produits dans ces régions rejoignent les ports sans pourrir sur des pistes impraticables. À l'échelle du continent, c'est tout le pari de la Zone de libre-échange continentale africaine qui se joue sur ce type de routes secondaires : sans elles, aucun marché unique africain ne tiendra ses promesses d'ici 2050.
Reste une question simple pour les populations de Bouna, Kong et Ferkessédougou : après la visite du ministre, combien de temps avant que le bitume, lui, arrive vraiment ?
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