Un feu de chambre a coûté la vie à la mère, aux sœurs et à une tante d'un jeune marié, la nuit même de son mariage à Abidjan.
Publié le 13 septembre 2026 à 12:22 — mis à jour le 27 septembre 2026 à 19:03

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Une fête de mariage qui devait clore une belle journée. Une fumée noire qui s'est engouffrée dans une chambre pendant que tout le monde dormait.
Cinq femmes d'une même famille sont mortes dans la nuit du 11 au 12 septembre dans l'incendie d'une chambre à Cocody-Angré. La police, citée par le média, précise que les victimes, la mère du marié, trois de ses sœurs et une tante, avaient été surprises par une épaisse fumée avant que les flammes ne se propagent.
Abidjan.net rapporte que deux autres occupantes ont pu être évacuées, grièvement brûlées, vers un centre hospitalier de Cocody. Ce sont des policiers du commissariat voisin, alertés par le voisinage, qui ont escaladé une clôture pour forcer l'entrée avant même l'arrivée des sapeurs-pompiers.
Le drame transforme en tragédie ce qui aurait dû rester le plus beau souvenir d'un jeune couple. Il relance aussi, une fois de plus, la question de la sécurité incendie dans les logements collectifs des grandes villes ouest-africaines, où les installations électriques vieillissantes et l'absence de détecteurs de fumée transforment un simple court-circuit en catastrophe familiale.
Abidjan, comme Lagos, Accra ou Dakar, voit sa population urbaine grandir plus vite que ses normes de construction ne sont contrôlées.
Chaque drame de ce type rappelle qu'une politique de prévention ne se décrète pas après coup, elle se construit avant, dans les permis de construire et les contrôles de routine.
Combien de drames de ce type faudra-t-il encore pour que les normes de sécurité incendie deviennent une priorité réelle dans l'habitat urbain ivoirien ?
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