Des terrains vendus plusieurs fois, des célébrités en caution de confiance, et un mandat de dépôt. Le dossier Rita Djédjé, dite Maman Caï-Caï, secoue Abidjan.
Publié le 9 octobre 2026 à 12:01 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 21:39

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Des terrains vendus plusieurs fois, à plusieurs acheteurs, sur des parcelles parfois fictives. C'est le scénario qu'a détaillé le procureur de la République à Abidjan dans l'affaire visant Rita Djédjé, connue sous le nom de « Maman Caï-Caï », et plusieurs autres personnes poursuivies pour une escroquerie immobilière présumée de 320,7 millions FCFA, selon Abidjan.net.
Un mandat de dépôt a été requis contre la principale mise en cause, précise Afrik Soir.
Le procureur évoque un montage impliquant des opérations de vente de terrains où des personnalités connues du grand public auraient servi de caution de confiance pour rassurer des acheteurs, finalement dupés, rapporte Linfodrome.
Pulse.ci cite également plusieurs célébrités ivoiriennes mêlées au dossier, sans que leur implication judiciaire exacte ne soit encore tranchée à ce stade.
Cette affaire met en lumière un phénomène que la justice ivoirienne traque depuis plusieurs années : l'usage de la notoriété comme vernis de crédibilité dans des arnaques foncières. Le marché immobilier abidjanais reste sous forte pression, et la confiance s'y construit parfois davantage sur une image que sur un titre de propriété vérifié.
Quand une personnalité publique prête son visage à une opération immobilière, elle engage aussi la confiance de milliers de followers qui n'ont ni le temps ni les moyens de vérifier un cadastre.
Au-delà de ce dossier précis, la question dépasse la Côte d'Ivoire. Combien de familles africaines perdent-elles leurs économies chaque année en achetant un terrain sur la seule foi d'un visage connu ?
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