Reçu à Abidjan par Alassane Ouattara, le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô veut transformer des dizaines d'accords en résultats concrets. Un comité de suivi est créé.
Publié le 20 octobre 2026 à 08:11

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250 milliards de FCFA. C'est tout ce que pèsent, cumulés, les échanges entre Abidjan et Dakar. Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô l'a dit lui-même à Abidjan : c'est très en dessous du potentiel des deux pays.
Lundi 19 octobre, il a été reçu par son homologue ivoirien Robert Beugré Mambé, puis par Alassane Ouattara à sa résidence, rapporte l'Agence de presse africaine. Il a transmis les salutations du président Bassirou Diomaye Faye. Son message central, relayé par l'APS : « Il nous appartient de faire en sorte que les engagements pris se traduisent effectivement en réalisations concrètes. »
Traduction : les accords s'empilent, les résultats se font attendre. Une cinquantaine d'accords ont été signés depuis les années 1970, dont douze en août 2025 d'après l'AIP. Cette fois, les deux gouvernements créent un comité conjoint de suivi, que Lô veut opérationnel avant la fin de 2026, détaille le site Yeclo, qui évoque aussi ces cinquante accords. Il propose aussi de relancer la chambre de commerce sénégalo-ivoirienne, née en 1973.
Au menu : sécurité régionale, lutte contre le terrorisme, intégration monétaire, résilience climatique et les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, du 31 octobre au 13 novembre. Abidjan a aussi présenté ses condoléances à Dakar après des inondations meurtrières.
Pourquoi ça compte ? Le PND ivoirien 2026-2030 et la stratégie sénégalaise 2025-2029 visent les mêmes cibles : agriculture, énergie, industrie, numérique. Deux économies qui veulent monter en gamme, mais qui commercent encore peu entre elles. Alors que la CEDEAO redéfinit ses relations avec les pays du Sahel, un axe Abidjan-Dakar solide serait un point d'ancrage pour toute la sous-région. Reste à passer de la photo de famille aux camions sur la route.
Selon vous, qu'est-ce qui bloque le plus les échanges entre nos deux pays : la volonté politique ou le secteur privé ?
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