L'ancien président de la Cour suprême et ex-ministre de la Défense René Aphing-Kouassi est mort le 15 septembre, laissant une œuvre institutionnelle discrète.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:27 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 16:53

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Une vie entière passée dans les couloirs de la justice et de l'État ivoiriens vient de s'achever. René Aphing-Kouassi, ancien président de la Cour suprême et ancien ministre de la Défense, est mort ce 15 septembre.
Sa disparition a été confirmée par l'Agence ivoirienne de presse (AIP), qui rappelle son parcours d'homme d'État discret mais influent. Le ministre Tene Birahima Ouattara lui a rendu hommage.
Peu médiatisé de son vivant en dehors des cercles institutionnels, René Aphing-Kouassi incarnait une génération de hauts magistrats et de commis de l'État qui ont accompagné, souvent dans l'ombre, les grandes transitions politiques et judiciaires de la Côte d'Ivoire depuis l'indépendance.
Sa mort intervient dans un contexte où la justice ivoirienne fait justement l'objet de vives controverses, entre mandats d'arrêt contestés et accusations de justice à deux vitesses. Un contraste que beaucoup, dans les milieux judiciaires abidjanais, n'ont pas manqué de relever ces derniers jours.
D'ici 2050, la solidité des institutions judiciaires africaines dépendra de la capacité à transmettre, aux nouvelles générations de magistrats, l'exigence d'indépendance que des figures comme Aphing-Kouassi ont incarnée, au-delà des hommages posthumes.
Qui, parmi les magistrats ivoiriens d'aujourd'hui, portera demain ce même souci d'indépendance qu'on ne salue trop souvent qu'après la mort ?
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