Réunis à Grand-Bassam du 12 au 14 août 2026, l'État, le fisc et les professionnels des médias ont adopté trois résolutions pour combler un déficit chronique de la Taxe sur la publicité.
Publié le 19 août 2026 à 16:36 — mis à jour le 16 septembre 2026 à 01:35

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Les chiffres racontent une urgence. Entre 2022 et août 2026, seuls 2,384 milliards de francs CFA de Taxe sur la publicité (TSP) ont été recouvrés et reversés à l'Agence de soutien et de développement des médias (ASDM), sur près de 7 milliards attendus pour financer son plan stratégique 2024-2026. Réunis du 12 au 14 août 2026 au Caterina Resort Hôtel de Grand-Bassam, ministères, administration fiscale et professionnels des médias et de la publicité ont tenté de colmater cette brèche.
L'atelier, coprésidé par le ministre de la Communication Amadou Coulibaly et le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget Adama Coulibaly, a débouché sur trois résolutions : optimiser la mobilisation de la TSP, intégrer les nouveaux médias et la publicité digitale dans l'assiette fiscale, et créer un cadre permanent de collaboration entre les administrations concernées. Le taux de réalisation de la taxe, qui plafonnait à 69,1 % sur la période 2020-2025, doit désormais progresser.
Pour Méité Sindou, directeur général de l'ASDM, l'enjeu dépasse la seule comptabilité. Les besoins exprimés par les acteurs du secteur depuis 2022 atteignent 27,4 milliards de francs CFA, un écart qui fragilise la viabilité économique de nombreux titres de presse et stations de radio du pays.
Un secteur médiatique mal financé, c'est une démocratie qui s'affaiblit. La signature de l'arrêté interministériel actant ce nouveau cadre sera le vrai test de la volonté politique affichée à Grand-Bassam.
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