La liquidation de l'ancienne Commission électorale indépendante est lancée. Fournisseurs, prestataires et anciens agents disposent de 60 jours pour faire valoir leurs créances, pièces justificatives à l'appui.
Publié le 14 octobre 2026 à 10:20 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:17

Une institution qui a organisé des élections pendant des années se referme, et quelqu'un doit faire les comptes. C'est le rôle de Lassana Sylla, nommé liquidateur de l'ancienne Commission électorale indépendante (CEI), qui a signé un avis à Abidjan le 25 septembre. Depuis, le compteur tourne.
Fournisseurs, prestataires, bailleurs, personnels et anciens personnels, organismes sociaux et fiscaux : tous ceux qui estiment détenir une créance sur l'ex-CEI ont 60 jours à compter de la première publication de l'avis pour la déclarer. Au plus tard, le 27 novembre. Passé ce délai, la démarche risque d'être classée sans suite. Et attention, un document sans justificatifs ne suffit pas : contrat, facture, procès-verbal de réception ou décision de justice doivent accompagner chaque dossier, avec le montant exact en francs CFA, détaillé entre principal, intérêts et pénalités.
L'article ne donne aucun chiffre global. Pas de passif estimé, pas de nombre de dossiers attendus. Ce silence sur les montants en dit pourtant long : une liquidation administrative de cette ampleur touche des dizaines, peut-être des centaines de petites structures, celles qui ont fourni du matériel électoral, de la logistique, de la restauration, sans toujours avoir les reins assez solides pour attendre un paiement incertain.
C'est la partie invisible de toute réforme institutionnelle. On parle beaucoup du futur organe électoral, de sa composition, de sa crédibilité. On parle moins de ce qui reste à régler derrière l'ancien. Une Afrique qui veut des institutions solides en 2050 doit aussi apprendre à les fermer proprement, sans laisser de dettes orphelines ni de prestataires impayés dans l'ombre d'une réforme.
Les dossiers se déposent contre décharge au siège de la liquidation, à Cocody. Reste une question simple pour les acteurs économiques concernés : combien, parmi eux, sauront réunir les justificatifs à temps ?
Signé
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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