La Côte d'Ivoire lance une opération nationale d'immatriculation des motos à partir de ce 1er octobre, pour un tarif unique de 14 100 FCFA sur six mois.
Publié le 1 octobre 2026 à 11:29

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Quarante mille motos déjà régularisées sur un seul site d'Abidjan, et la plus grande partie du travail qui commence seulement aujourd'hui. Depuis ce 1er octobre, la Côte d'Ivoire lance une vaste opération d'immatriculation des deux-roues, avec un objectif simple : mettre fin à des années de plaques fantômes sur les routes du pays.
Annoncée le 22 septembre par la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), cette campagne de six mois cible aussi bien les motos déjà pourvues d'une carte grise que celles qui n'ont jamais été déclarées, rapporte KOACI. Le tarif national est fixé à 14 100 FCFA, avec un tarif réduit dans les zones du Centre-Nord-Ouest pour les propriétaires ayant déjà versé un premier acompte.
Oumar Sacko, directeur général de la DGTTC, présente la mesure comme une réponse directe à une recommandation du Conseil national de sécurité, précise le portail officiel du gouvernement ivoirien, gouv.ci. Sur les 222 578 véhicules immatriculés entre janvier et septembre 2026, 93 133 étaient des deux-roues, un chiffre qui donne la mesure du phénomène, selon des données reprises par Abidjan.net.
Derrière la paperasse, il y a une réalité de terrain : des taxis-motos qui échappent à tout contrôle en cas d'accident ou de délit, alors que les deux-roues représentent déjà plus de 40 % des nouvelles immatriculations ivoiriennes.
Dans une Afrique de l'Ouest où la moto reste, pour des millions de jeunes, le premier outil de travail avant la première voiture, la question de la régularisation dépasse la seule sécurité routière. Elle touche à la fiscalité locale, à l'assurance, à la capacité des villes à absorber une mobilité qui a explosé plus vite que les infrastructures.
D'ici 2050, les villes africaines les plus vivables ne seront pas celles qui auront banni la moto, mais celles qui auront su l'intégrer, taxée et assurée, à un système de transport cohérent.
Combien de conducteurs profiteront de ces six mois de tolérance avant que les contrôles ne reprennent, plaques en main ?
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