Pour les 80 ans du PDCI-RDA, son porte-parole a réclamé une réforme de fond de la Commission électorale, un jour après qu'opposition et société civile ont remis leur propre proposition au gouvernement.
Publié le 7 octobre 2026 à 10:30 — mis à jour le 7 octobre 2026 à 20:52

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Quatre-vingts ans d'existence, et le PDCI-RDA choisit cette date pour hausser le ton sur les élections.
Le 6 octobre, à Abidjan, le porte-parole du parti, Brédoumy Soumaïla, a affirmé devant la presse que les Ivoiriens attendent davantage qu'un simple changement de dénomination de la Commission électorale indépendante, selon un compte rendu de l'AIP. La veille, l'opposition et plusieurs organisations de la société civile avaient déjà remis au gouvernement une proposition commune sur le futur organe électoral, confirme la même agence.
Le sujet n'est pas neuf. Depuis la dissolution de l'ancienne CEI, chaque camp pousse sa version de la réforme, et le PDCI-RDA réclame une refonte de fond ,non pas une nouvelle enseigne sur la même structure, mais des règles de composition et d'indépendance qui changent vraiment le rapport de force avant un scrutin.
Ce qui se joue à Abidjan dépasse la Côte d'Ivoire. Dans toute l'Afrique de l'Ouest, la crédibilité d'une élection se mesure d'abord à la confiance accordée à l'arbitre, pas aux urnes elles-mêmes. Un organe électoral contesté avant même le premier bulletin de vote, c'est une crise qui couve.
Le parti fondé par Félix Houphouët-Boigny y ajoute un autre dossier : le sort des producteurs de café et de cacao, qu'il juge sacrifiés par l'échec du système de commercialisation. Deux colères, une seule adresse , le gouvernement.
À quelques mois d'échéances électorales qui engagent l'avenir politique du pays, un compromis sur l'organe électoral est-il encore possible, ou chaque camp campera-t-il sur ses positions jusqu'au bout ?
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