Le procureur de la République a confirmé des poursuites et un mandat d'arrêt contre Me Habiba Touré, porte-parole du parti de Laurent Gbagbo.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:27 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:46

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Un mandat d'arrêt contre la voix officielle d'un parti d'opposition. C'est l'annonce qui a secoué la scène politique ivoirienne ce 16 septembre.
Le procureur de la République, Braman Oumar Koné, a confirmé avoir engagé des poursuites, assorties d'un mandat d'arrêt, contre Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, rapporte KOACI . Sur les réseaux sociaux, plusieurs cadres du parti dénoncent une procédure politique.
Le procureur a profité de sa sortie pour s'exprimer sur plusieurs dossiers sensibles à la fois. Celui de Habiba Touré, celui de Katinan Koné, incarcéré depuis les incidents d'octobre 2025, et celui des démolitions de Koumassi Campement. Face aux avocats de Katinan Koné, qui évoquaient une séquestration, Braman Koné a été catégorique : « il n'a jamais été question de séquestration ».
Une porte-parole poursuivie pour ses prises de parole, un opposant emprisonné depuis presque un an, un député cité comme financier de démolitions contestées : la même semaine cristallise les tensions entre le pouvoir et une opposition qui se sent traquée jusque dans ses mots.
Dans une Côte d'Ivoire qui veut se présenter comme une démocratie stable et attractive pour les investisseurs d'ici 2050, la manière dont l'État traite la parole de ses opposants n'est jamais un détail de politique intérieure. C'est un indicateur que les partenaires extérieurs observent d'aussi près que les chiffres de croissance.
Un mandat d'arrêt contre une porte-parole peut-il coexister avec l'image d'une démocratie apaisée que la Côte d'Ivoire veut présenter au monde ?
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