Le Réseau des journalistes scientifiques d'Afrique francophone organisera le 30 juillet à Abidjan la première édition de la Journée du journalisme scientifique de Côte d'Ivoire, face à la montée de la désinformation.
Publié le 19 juillet 2026 à 11:01 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 09:38

Ecouter l'article
Un thème qui ne fait pas semblant : « Face à la crise de confiance dans les médias, le journalisme scientifique comme solution pour mieux informer et transformer nos sociétés ». Voilà ce qui attend Abidjan le 30 juillet prochain.
L'antenne ivoirienne du Réseau des journalistes scientifiques d'Afrique francophone (RJSAF) organisera à cette date, à la Maison de la Presse d'Abidjan, la toute première édition de la Journée du journalisme scientifique de Côte d'Ivoire, selon l'Agence ivoirienne de presse (AIP). Une centaine de participants sont attendus : journalistes, étudiants, chercheurs, universitaires, représentants de missions diplomatiques et acteurs de la société civile.
Le président du RJSAF, Kossi Balao, a précisé que cette première édition marquera aussi le lancement officiel de l'antenne ivoirienne du réseau.
Pourquoi s'arrêter sur un simple lancement associatif ? Parce qu'en Afrique, la désinformation scientifique ne se limite pas aux fausses recettes miracles partagées sur WhatsApp. Elle touche la vaccination, le changement climatique, l'agriculture, des sujets qui déterminent directement la santé et l'avenir économique de millions de personnes. Un continent qui veut peser dans la recherche mondiale, sur le climat ou sur la santé publique, a besoin de journalistes capables de comprendre un article scientifique avant de le raconter au grand public.
La Côte d'Ivoire, qui multiplie les ambitions de hub régional, dans le numérique, la finance ou l'industrie, joue ici une carte moins visible mais tout aussi stratégique : celle de la crédibilité de l'information. Sans journalistes formés à la démarche scientifique, difficile de contrer les rumeurs qui circulent plus vite que les données vérifiées.
Combien de temps encore avant que les rédactions africaines fassent du journalisme scientifique une compétence aussi centrale que le savoir écrire un bon papier politique ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…