Une collision routière a coûté la vie à six personnes, dont cinq enfants, ce 16 septembre sur l'axe Agou-Azaguié, dans la région de la Mé.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:26 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 21:57

Ecouter l'article
Cinq enfants qui ne rentreront jamais de l'école. Un sixième corps, adulte, à leurs côtés sur le bas côté. Voilà ce qu'ont découvert les secours ce mardi 16 septembre sur l'axe Agou-Azaguié, dans la région de la Mé.
Une collision routière a coûté la vie à six personnes sur ce tronçon très fréquenté qui relie plusieurs localités de l'arrière-pays abidjanais. Cinq des victimes sont des enfants, confirme AIP, qui recense un bilan tout aussi lourd sur d'autres axes du pays cette même semaine.
Ce n'est pas un fait divers isolé. Depuis le début de l'année, plusieurs dizaines de morts ont été recensé sur les routes ivoiriennes, de Touba Biankouma à l'autoroute du Nord. Le pays qui ambitionne de devenir le hub logistique de l'Afrique de l'Ouest continue d'enterrer ses enfants sur des routes secondaires mal éclairées et mal entretenues, où le transport scolaire reste largement informel.
Chaque nouvel accident relance le même débat, jamais tranché : faut-il d'abord réparer le bitume, encadrer les chauffeurs, ou surveiller l'état des véhicules ? En attendant une réponse claire de l'État, ce sont des familles entières qui font le deuil au bord de la route.
D'ici 2050, la Côte d'Ivoire veut peser parmi les grandes économies du continent. Mais une économie qui grandit sur des routes qui tuent ses enfants construit son avenir sur des bases fragiles. La sécurité routière n'est pas un chantier annexe : c'est la condition minimale pour qu'une génération grandisse assez longtemps pour porter ce projet.
Combien d'accidents mortels faudra-t-il encore sur l'axe Agou-Azaguié avant qu'un plan sérieux de sécurisation ne voie enfin le jour ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…