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10e Êlê Festival à Adiaké du 24 juillet au 1er août. Course de pirogues, culture lagunaire et fierté identitaire Sud-Comoé.
Publié le 1 juillet 2026 à 21:42 UTC+0

La lagune ne s'arrête jamais. Et cette année, elle fête ses dix ans.
La 10e édition de l'Êlê Festival se tiendra du 24 juillet au 1er août 2026 à Adiaké, dans le Sud-Comoé, annonce l'AIP. Au programme : course de pirogues, semaine culturelle et activités sur la lagune. L'événement célèbre une décennie de promotion du patrimoine lagunaire ivoirien.
KOACI et Fraternité Matin confirment l'importance culturelle du rendez-vous pour la région. Adiaké, ville côtière entre lagune et océan, attire chaque année des visiteurs d'Abidjan en quête d'authenticité. Abidjan.net rappelle que le festival est devenu un rendez-vous identitaire pour les communautés lagunaires de la côte sud-est.
Pour la jeunesse locale, le festival signifie emplois temporaires, visibilité artisanale et fierté identitaire. Un sculpteur de pirogue, une vendeuse de poisson fumé, un DJ de plage : tous vivent un pic d'activité pendant la semaine culturelle. Les courses de pirogues, spectaculaires et physiquement exigeantes, cristallisent la rivalité amicale entre villages riverains.
Le tourisme culturel reste sous-exploité en Côte d'Ivoire comparé au potentiel réel. Adiaké montre qu'une destination peut exister sans gratte-ciel ni complexe hôtelier géant : il suffit d'une lagune, d'une histoire et d'une organisation tenue sur dix éditions. Les visiteurs viennent pour l'eau, la musique, la bouffe, le spectacle nautique. Les hôteliers locaux préparent des offres groupées avec Abidjan, espérant que le festival devienne un pont entre la métropole et le littoral.
Les autorités régionales misent sur l'événement pour dynamiser l'économie du Sud-Comoé : artisanat, restauration, transport fluvial, hébergement familial. L'AIP rappelle que l'édition 2026 coincide avec la décennie du festival, un moment idéal pour attirer des sponsors nationaux et des partenaires culturels.
Mais la question de la durabilité se pose. Les déchets plastiques sur les berges, la pression sur les ressources halieutiques, l'accès limité aux sanitaires pour les grandes foules : autant de défis que les organisateurs doivent anticiper si l'événement veut grandir sans dégrader son propre décor.
Une Afrique créative en 2050 valorise ses racines lagunaires autant que ses métropoles en béton. Adiaké en est la preuve estivale : la culture n'est pas un supplément de luxe, c'est un moteur économique et un ciment social.
Quelle pirogue portera les couleurs de ton quartier cette année, et le festival parviendra-t-il à attirer au-delà du Sud-Comoé ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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