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Ghana record pluies juin 2026. Mahama débloque 350 M$, convoque sécurité nationale après inondations meurtrières Accra.
Publié le 1 juillet 2026 à 21:30 UTC+0

Juin 2026 entre dans l'histoire. Pas pour une victoire symbolique. Pour la pluie.
Le mois de juin 2026 a enregistré les précipitations les plus importantes de l'histoire du Ghana, a indiqué le ministre Muntaka au Parlement, rapportent Graphic Online et GhanaWeb. Les inondations du 29 juin ont submergé des parties d'Accra. Une usine de caoutchouc a pris feu pendant que les pompiers peinaient à intervenir, documente Al Jazeera dans un reportage vidéo.
Le président John Dramani Mahama a débloqué 350 millions de dollars depuis le fonds de contingence et convoqué une réunion de sécurité nationale. Il a effectué une tournée aérienne des zones inondées. GNA confirme les mesures anti-inondation annoncées et les condoléances aux victimes. L'opposition NPP accuse le gouvernement de ne pas avoir suffisamment investi dans le drainage.
Pour un habitant d'Accra, la scène est familière et épuisante : pluies, embouteillages, maisons envahies, vies perturbées. Le changement climatique n'est plus un concept de COP. C'est l'eau dans le salon, les enfants qui ne vont pas à l'école, les commerçants qui jettent des marchandises pourries.
Accra grandit plus vite que ses infrastructures. Les canaux bouchés, l'urbanisation anarchique et la pression sur les sols imperméabilisés transforment chaque tempête en crise. Mahama promet des fonds. La rue demande des résultats visibles avant la prochaine saison.
Graphic Online cite le ministre Muntaka devant le Parlement : jamais juin n'avait connu autant de pluie au Ghana. GhanaWeb relaye les critiques de l'opposition NPP, qui accuse l'exécutif de ne pas avoir suffisamment investi dans le drainage après des promesses similaires lors des inondations précédentes. Al Jazeera montre des images saisissantes : véhicules bloqués, habitants wadant dans l'eau, pompiers débordés.
Une Afrique de l'Ouest en 2050 investira-t-elle enfin dans des villes qui résistent aux tempêtes, ou continuera-t-elle à payer en vies humaines le prix de la planification tardive ?
Accra peut-il encore se permettre de subir chaque saison des inondations record sans refonte profonde de son aménagement urbain ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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