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Le 22 avril 2026, la 6e revue du FMI valide les performances économiques ivoiriennes. Le 23, la CI signe un Compact MCC de 300M$ pour l'énergie. Mais les planteurs de cacao ont vu leur prix baisser de 57% en 2026.
Publié le 25 avril 2026 à 09:14 UTC

Le 22 avril 2026 à Abidjan-Plateau, le gouvernement ivoirien et le Fonds monétaire international (FMI) ont ouvert la sixième et dernière revue du Programme économique et financier (FEC/MEDC) conclu en mai 2023.
Le ministre de l'Économie Adama Coulibaly a présenté les résultats : une croissance de 6,6 % en 2025 (contre 6,0 % en 2024), une inflation qui est tombée de 5,2 % en 2022 à seulement 0,1 % fin 2025, et un déficit budgétaire réduit à 3,0 % du PIB, contre 6,8 % en 2022. Les recettes fiscales sont passées de 12,7 % à près de 15 % du PIB sur la même période.
Geneviève Verdier, cheffe de mission du FMI pour la Côte d'Ivoire, a salué le «rétablissement de la stabilité macroéconomique du pays» malgré les chocs liés à la pandémie et aux tensions géopolitiques. Elle a néanmoins signalé des risques extérieurs : la hausse des prix de l'énergie liée aux tensions au Moyen-Orient pourrait peser sur les équilibres si la dynamique des réformes venait à fléchir.
La veille de cette revue, le 23 avril 2026, la Côte d'Ivoire signait avec le Millennium Challenge Corporation (MCC) américain un accord de mise en œuvre estimé à 167 milliards de FCFA (300 millions de dollars) pour renforcer les infrastructures énergétiques ivoiriennes.
Ces chiffres sont réels et solides. Mais ils coexistent avec d'autres réalités. La crise du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, a contraint le gouvernement à réduire le prix garanti aux producteurs de 2 800 à 1 200 FCFA/kg au printemps 2026, soit une baisse de 57 %, après la chute des cours internationaux. Des centaines de milliers de planteurs ont subi de plein fouet cette contraction de leurs revenus.
La Côte d'Ivoire prouve qu'un pays africain peut sortir d'une spirale de dette, de déficit et d'inflation par la discipline budgétaire et les réformes structurelles.
C'est un exemple. Mais les bénéfices de cette croissance doivent atteindre les planteurs de cacao, les jeunes d'Abidjan, les femmes des zones rurales. Les chiffres du FMI valident la macroéconomie. La question reste de savoir si la microéconomie des Ivoiriens ordinaires suit le même chemin.
Que penses-tu des performances économiques de la Côte d'Ivoire ?
Source image de couverture : seneweb
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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