La directrice régionale de la Banque mondiale a visité l'incubateur du PEJEDEC 3 à Riviera-Bonoumin. Le ministre Mamadou Touré y voit l'un des projets jeunesse les plus réussis d'Afrique subsaharienne.
Publié le 12 octobre 2026 à 09:17 — mis à jour le 18 octobre 2026 à 11:59

Des sachets de chips de coco, des bouteilles de thé local, des pots de curcuma transformé. Vendredi, au centre de formation de l'IECD à Riviera-Bonoumin, la directrice régionale de la Banque mondiale pour le capital humain, Trina Haque, a goûté le travail de jeunes entrepreneurs ivoiriens avant de le féliciter publiquement.
Elle était accompagnée du ministre de la Jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, pour visiter le volet agropastoral et agroalimentaire du PEJEDEC 3, le Projet emploi jeunes et développement des compétences porté par l'État ivoirien avec l'appui de la Banque mondiale, rapporte KOACI. Sur 90 jeunes de 18 à 40 ans présélectionnés pour une formation de six mois, 74 ont été retenus à l'issue de leurs présentations de projets, selon Abidjan.net. Les premières cohortes sont aujourd'hui en phase de financement et d'installation.
L'un des projets jeunes les mieux réussis en Afrique subsaharienne, a jugé Mamadou Touré, qui relie directement cette dynamique au Programme national de développement 2026-2030 et à son ambition de transformation locale. De son côté, Trina Haque a salué quinze années de partenariat entre Abidjan et la Banque mondiale autour de ce dispositif.
C'est là que se joue une partie de l'avenir du continent : pas seulement dans les discours sur le dividende démographique, mais dans la capacité réelle d'un jeune transformateur de manioc ou de curcuma à accéder à un financement, à un marché, à un statut d'entrepreneur reconnu. Pendant que d'autres pays enchaînent les programmes de formation sans lendemain, la Côte d'Ivoire teste ici un modèle d'accompagnement complet, de l'idée jusqu'à l'installation.
Reste une question simple, que le ministre lui-même a posée en creux : qui, après l'incubation, prendra le relais pour que ces jeunes transformateurs deviennent les patrons de PME de 2035 ?
Signé
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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