Apres la liberation de Moise Lida Kouassi, le PPA-CI de Laurent Gbagbo reclame desormais la liberation de plus d'un millier de militants encore detenus.

Une libération saluée comme un geste d'apaisement. Mais pour le parti de Laurent Gbagbo, ce geste reste très en deçà de ce qu'il réclame depuis des mois.
Après la libération de Moïse Lida Kouassi, le PPA-CI réclame la libération de plus d'un millier de militants encore détenus, rapporte KOACI. L'ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire début juillet, après dix mois de détention pour des faits liés à des violences survenues à Yopougon.
AFRIK SOIR qualifie ce début de libération de « prisonniers politiques » d'acte de décrispation à élargir, tout en soulignant que la question reste sensible tant que le nombre exact de militants encore incarcérés n'est pas officiellement communiqué. Le PCF, dans un communiqué de soutien au PPA-CI, dénonce ce qu'il qualifie de répression politique visant le parti et l'ensemble des forces démocratiques ivoiriennes.
Pour les familles de militants du PPA-CI toujours en détention, la libération médiatisée de figures comme Lida Kouassi ne change rien à leur situation tant qu'aucune mesure collective n'est annoncée par les autorités judiciaires.
Ce n'est pas qu'une revendication partisane de plus. C'est un test sur la sincérité du processus de décrispation politique engagé depuis la libération de figures emblématiques de la crise de 2010-2011.
Une Côte d'Ivoire politique en 2050 devra avoir soldé ces contentieux judiciaires hérités des crises passées, sans laisser des milliers de dossiers individuels s'accumuler dans l'ombre.
Cette revendication du PPA-CI obtiendra-t-elle une réponse officielle des autorités, ou restera-t-elle sans écho au-delà des cercles militants du parti ?
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