Du 28 au 30 juillet 2026, les participants ont signé la Déclaration de Cotonou pour protéger les groupes vulnérables et renforcer la cohésion sociale.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:43 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 18:29

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Trois jours, une première, et une déclaration. Cotonou a accueilli du 28 au 30 juillet 2026 la première édition du Forum social des fiertés. À la clôture, les participants ont adopté la Déclaration de Cotonou : dix recommandations concrètes pour protéger les groupes vulnérables.
Le constat de départ ne fait pas dans la nuance. Beaucoup continuent de subir violences, discriminations, exclusion. En première ligne : les personnes issues des minorités sexuelles et de genre, les personnes vivant avec un handicap, les personnes atteintes d'albinisme.
Les signataires le disent sans détour : les droits humains sont universels, indivisibles, interdépendants, et aucune considération culturelle, religieuse ou politique ne saurait justifier leur violation. Ils s'engagent à porter la voix de ces groupes pour que leur dignité soit reconnue, pleinement.
La déclaration interpelle directement les pouvoirs publics : renforcer le cadre légal, doter les mécanismes de plainte de moyens réels, veiller à l'application des conventions internationales déjà ratifiées.
Mais la responsabilité, ici, se partage. Aux organisations de la société civile de consolider leurs coalitions. Aux partenaires techniques et financiers de soutenir la protection juridique, la sécurité numérique, l'inclusion économique. Au secteur privé de créer de l'emploi sans discrimination.
Aux communautés, aux responsables religieux et traditionnels, aux médias, d'entrer dans un dialogue respectueux.
Un mécanisme de suivi annuel est prévu. Et déjà un rendez-vous fixé : Cotonou, en 2028, pour dresser le bilan de ces engagements.
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