Réunis à Bangkok, le FMI et la Banque mondiale font le point sur le continent. Le FMI relève légèrement ses prévisions, mais l'aide, déjà en forte baisse l'an dernier, devrait encore reculer de 12 % cette année.
Publié le 17 octobre 2026 à 12:38 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:16

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4,5 % de croissance. 12 % d'aide en moins. Deux chiffres, une même leçon.
Lors des réunions FMI-Banque mondiale à Bangkok, Zeine Zeidane, responsable du département Afrique du FMI, a indiqué que le continent devrait croître de 4,5 % en 2026, un peu au-dessus des estimations précédentes, puis de 5 % en 2027, rapporte Africanews, repris par allAfrica.
Dans le même souffle, il a averti que l'aide au développement vers l'Afrique, déjà en forte baisse l'an dernier, devrait encore reculer de 12 % cette année.
Le responsable du FMI cite les réformes menées en Éthiopie, au Nigeria et en Afrique du Sud, qui ont renforcé la stabilité macroéconomique, d'après le Rio Times. Autrement dit, ajuster ses subventions, sa monnaie et ses comptes peut payer. Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, appelle de son côté à accélérer la création d'emplois, relève Apanews.
Concrètement, que se passe-t-il quand l'aide fond ? Il faut lever plus d'impôts, mobiliser davantage l'épargne locale, émettre de la dette chez soi, et rendre les budgets lisibles. Le tout sans casser la demande. Rien de simple.
Et 4,5 %, est-ce assez ? Pas pour une population jeune qui arrive massivement sur le marché du travail. Une moyenne ne remplit pas un bulletin de paie. C'est bien la création d'emplois, et non la seule croissance, qui fera la différence.
Pour l'Afrique de 2050, le message est net. Le continent finance de plus en plus son propre avenir, qu'il le veuille ou non. Les États qui sauront taxer avec justice, produire sur place et rendre des comptes tiendront la route. Les autres attendront un chèque qui ne viendra plus.
Selon vous, l'Afrique est-elle prête à se financer elle-même ?
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