Aliko Dangote annonce le lancement du chantier de sa raffinerie kényane en octobre 2026, avec un coût révisé à la baisse, de 17 à 16 milliards de dollars.
Publié le 11 août 2026 à 11:29 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 20:04

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Un milliard de dollars économisé avant même le premier coup de pioche. Voilà ce qu'annonce Aliko Dangote pour sa future raffinerie de Lamu, sur la côte kényane, dont le coût prévisionnel passe d'environ 17 à 16 milliards de dollars.
L'homme d'affaires nigérian, cité par l'agence Ecofin, vise désormais le mois d'octobre 2026 pour poser la première pierre du chantier. « D'ici octobre de cette année, nous poserons la première pierre et lancerons officiellement le chantier », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la BBC. Selon Billionaires Africa, cette baisse de coût s'explique en partie par les enseignements tirés de la construction de la raffinerie de Lekki, au Nigeria, dont l'expérience opérationnelle sert désormais de modèle.
Avec une capacité annoncée de 700 000 barils par jour, l'installation doit approvisionner le Kenya ainsi que plusieurs marchés d'Afrique de l'Est, et pourrait, selon Dangote lui-même, s'étendre jusqu'à l'Égypte. Elle deviendrait ainsi la deuxième plus grande raffinerie du continent, derrière celle de Lagos qui doit atteindre 1,4 million de barils par jour d'ici trois ans.
Le projet en dit long sur l'ambition industrielle africaine actuelle : réduire la dépendance aux importations de carburant raffiné, un mal chronique qui pèse sur les balances commerciales de la région. Une Afrique de l'Est enfin autosuffisante en produits pétroliers, ce n'est plus un slogan, c'est un chantier daté.
Reste la question qui pèse sur tout grand projet industriel africain : le calendrier annoncé résistera-t-il aux aléas de financement et aux quatre années de construction qui s'annoncent ?
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