Le premier raffineur de sucre du Nigeria mobilise 486 milliards de nairas via une émission de droits, en partie pour rembourser un prêt de 227 millions de dollars.
Publie le 10 septembre 2026 à 15:19 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 09:37

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Près de 486 milliards de nairas d'un coup. Dangote Sugar Refinery vient de passer à la caisse, et c'est le plus gros raffineur de sucre du Nigeria qui règle une partie de ses comptes.
Selon des informations rapportées par l'Agence Ecofin, l'entreprise a mobilisé environ 368 millions de dollars à travers une émission de droits de souscription. L'opération, annoncée début septembre 2026 par le Nigerian Exchange Group, a fait naître 8,1 milliards de nouvelles actions ordinaires. Le nombre total de titres émis par la société grimpe ainsi à environ 20,2 milliards.
Les actions ont été proposées aux actionnaires existants à 60 nairas l'unité, à raison de deux titres nouveaux pour trois déjà détenus. Une bonne partie de cet argent frais doit servir à rembourser un prêt évalué à 227 millions de dollars, soit près des deux tiers de la somme levée, rien que pour effacer une seule ligne de dette.
Le reste doit renforcer les fonds propres du groupe et financer son intégration en amont, dans un secteur où la dépendance au sucre brut importé pèse lourd depuis la dépréciation du naira. Trois exercices difficiles, marqués par d'importantes pertes de change, ont fini par forcer la main de la direction.
Les résultats du premier semestre 2026 montrent un retour à la rentabilité, après plusieurs années de pertes nettes consécutives. De quoi redonner un peu d'air à un géant industriel dont dépendent, directement ou non, des milliers d'emplois nigérians.
C'est aussi le reflet d'un continent où les grandes entreprises apprennent, parfois à la dure, à composer avec des monnaies locales fragiles face au dollar. Une leçon que beaucoup d'autres groupes africains, du textile à l'agroalimentaire, ont eux aussi payée cher ces dernières années.
Le naira continuera-t-il de peser sur les industriels nigérians, ou ce genre de recapitalisation devient-il la nouvelle norme sur le continent ?
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