El Malick Ndiaye, président de l'Assemblée nationale du Sénégal, a affirmé depuis Bergame que le pays est à l'arrêt, sauf la transhumance politique. Une sortie qui provoque une vive polémique à Dakar.
Publié le 29 septembre 2026 à 10:58 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 20:12

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Ce n'est pas depuis l'Assemblée nationale à Dakar, mais depuis une ville du nord de l'Italie, que la petite phrase qui agite la classe politique sénégalaise a été lâchée. Une phrase qui fait mouche.
El Malick Ndiaye, président de l'Assemblée nationale du Sénégal, a déclaré depuis Bergame que « le Sénégal est en pause, tout est à l'arrêt, sauf la transhumance à outrance », rapporte Senego. Seneweb et Xibaaru reprennent la formule, qui vise implicitement la gestion du pouvoir en place et la valse des ralliements politiques. Xalima note que cette sortie, inhabituelle pour la deuxième personnalité de l'État, « intrigue » jusque dans les rangs de sa propre majorité. Selon Senego, la chroniqueuse Aldiouma Sow a répliqué publiquement à ces propos, ouvrant une controverse qui dépasse désormais le seul cercle parlementaire.
Dakaractu, de son côté, y voit un révélateur du malaise ambiant, évoquant dans une tribune ce qu'il appelle « le bouton pause de Bergame ».
Qu'un président d'Assemblée nationale choisisse de critiquer ouvertement, depuis l'étranger, le rythme de l'action gouvernementale n'est jamais un non-événement dans un régime parlementaire. Cela dit quelque chose des tensions internes qui traversent la coalition au pouvoir à Dakar, entre ambitions personnelles et loyauté institutionnelle, à un moment où le Sénégal doit démontrer sa capacité à tenir ses réformes économiques et politiques promises.
D'ici 2050, la capacité des institutions parlementaires africaines à débattre de ces désaccords en leur sein, sans attendre qu'ils n'éclatent sur les réseaux sociaux depuis l'étranger, sera un signe de leur maturité démocratique.
Cette sortie d'El Malick Ndiaye traduit-elle une vraie fracture au sommet de l'État sénégalais, ou restera-t-elle une simple passe d'armes verbale sans suite politique concrète ?
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