Le Malawi ouvre une nouvelle enquête sur le crash aérien qui a tué le vice-président Saulos Chilima en juin 2024, après deux rapports jugés incohérents.
Publié le 28 août 2026 à 15:39 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:45

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Deux ans après avoir perdu son vice-président dans un crash resté sans explication claire, le Malawi rouvre le dossier.
Le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles, Charles Mhango, a annoncé au nom du gouvernement l'ouverture d'une nouvelle enquête sur l'accident qui a coûté la vie à Saulos Klaus Chilima et huit autres personnes, le 10 juin 2024, dans la forêt de Chikangawa, en plein brouillard.
« Les rapports précédents, y compris ceux de la Commission d'enquête et du Bureau fédéral allemand, présentaient des lacunes et des incohérences qui ont endommagé leur crédibilité », a justifié le ministre, une déclaration confirmée par Pan African Visions, qui rappelle qu'une première réouverture du dossier avait déjà eu lieu en mars 2026. Front Page Newspaper évoque de son côté de nouveaux éléments qui auraient motivé cette décision, sans en détailler la nature à ce stade.
Deux enquêtes officielles, deux versions insatisfaisantes, et toujours pas de réponse définitive sur ce qui a précipité l'avion du vice-président au sol. Le crash avait déjà relancé les inquiétudes sur la sécurité aérienne au sein de la Défense malawite, un sujet que les autorités semblent aujourd'hui vouloir rouvrir plutôt qu'enterrer.
Les détails sur l'étendue et la direction de cette nouvelle investigation seront communiqués dans les semaines à venir, précise le ministère.
Pour les familles des neuf victimes, ce n'est pas une actualité parmi d'autres. C'est une attente qui dure depuis plus de deux ans, entretenue par des institutions qui changent de version sans jamais clore le dossier. Dans une région où les crashs impliquant des hauts responsables politiques nourrissent régulièrement des théories et des soupçons, faute d'enquêtes transparentes, le Malawi a l'occasion de montrer qu'une réouverture peut vraiment mener quelque part.
Une troisième enquête suffira-t-elle à convaincre une opinion publique qui n'a plus vraiment confiance dans les deux premières ?
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