Le compteur macabre continue de grimper en République démocratique du Congo. Plus de 1 350 personnes ont déjà succombé à l'épidémie.
Publié le 30 juillet 2026 à 11:42 — mis à jour le 25 septembre 2026 à 22:20

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Plus de 1 350 morts. Un chiffre qui continue de grimper, semaine après semaine, en République démocratique du Congo.
Le bilan de l'épidémie d'Ebola s'alourdit encore, selon 7sur7.cd, dans un pays qui affronte simultanément des déplacements massifs de population dans l'Est et une crise humanitaire à plusieurs fronts. Chaque nouveau décès pose la même question, lancinante : la riposte sanitaire suit-elle vraiment le rythme du virus ?
La RDC a déjà traversé plusieurs épidémies d'Ebola par le passé, et compte parmi les pays les plus expérimentés du continent dans la gestion de ce virus. Mais l'expérience ne suffit pas toujours quand elle doit composer avec des zones d'accès difficile, des populations déplacées par les conflits armés et des systèmes de santé sous tension chronique.
C’est pourquoi chaque nouvelle flambée, même maîtrisée techniquement, coûte plus cher en vies humaines, en temps et en ressources, et rappelle que sans paix et sans investissements durables dans la santé, le virus trouvera toujours une brèche pour se propager.
Ce bilan qui s'alourdit interroge directement la capacité du continent à répondre seul à ses propres urgences sanitaires, un objectif martelé depuis des années par l'Union africaine et les agences de santé continentales. Un test grandeur nature de souveraineté sanitaire, mené sous la pression du terrain.
L'Afrique a-t-elle vraiment les moyens aujourd'hui de gérer ses épidémies sans dépendre de l'aide internationale ?
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