Sans vaccin ni traitement contre la souche Bundibugyo, l'épidémie gagne le Nord-Ubangi en RDC pendant que Nairobi confirme un huitième cas, un homme de 49 ans.
Publié le 20 octobre 2026 à 08:11

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Huit provinces touchées en RDC. Huit cas confirmés au Kenya. Et toujours aucun vaccin homologué contre la souche en cause, Bundibugyo.
Dimanche 18 octobre, le Kenya a annoncé un huitième cas : un homme de 49 ans, qui n'est pas soignant mais nettoyait le linge et les ustensiles auprès du premier patient, précise Al Jazeera. « Aujourd'hui, nous avons testé 38 personnes, une est positive », a déclaré au micro de Citizen TV le directeur général de la Santé, Patrick Amoth, cité par The Standard. Le premier malade, revenu de RDC, est mort à Nairobi le 5 octobre. Selon Euronews, 128 contacts restent en quarantaine, et le pays n'a imposé aucune restriction de voyage, conformément aux conseils de l'OMS.
Côté congolais, le virus a franchi une nouvelle frontière provinciale : le Nord-Ubangi, limitrophe de la Centrafrique. Le bilan officiel atteint 9 455 cas et 4 561 décès, selon Euronews, qui parle de l'épidémie d'Ebola à la progression la plus rapide jamais enregistrée. Al Jazeera la qualifie de plus meurtrière de l'histoire du pays. L'Ituri reste l'épicentre, et le Nord-Kivu prévoit d'interdire pendant une semaine l'entrée de personnes venues d'Ituri, relaie Al Jazeera.
Le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Mohamed Yakub Janabi, a résumé la situation à l'AP : les foyers reculent par endroits, mais l'épidémie s'étend géographiquement. Le plus dur, ajoute-t-il, est de convaincre les malades de venir se faire soigner, car certains meurent dans leur communauté, loin des centres de santé.
Voilà le vrai front. Sans vaccin, la riposte repose sur le dépistage, l'isolement et la confiance. Autrement dit, sur des systèmes de santé de proximité que le continent réclame depuis des années. La souveraineté sanitaire africaine ne se décrète pas dans les sommets : elle se prouve dans un dispensaire d'Ituri ou de Nairobi, quand un patient accepte de venir.
Nos États sont-ils prêts à financer eux-mêmes leur riposte sanitaire ?
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