Le ministre N'Guessan Koffi a fixé sept priorités pour moderniser le système éducatif ivoirien, des manuels uniques à la discipline, en vue de la rentrée 2026-2027.
Publié le 14 août 2026 à 13:26 — mis à jour le 20 septembre 2026 à 09:39

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Sept priorités, un même objectif, faire de l'école le moteur du développement ivoirien. C'est le message porté par le ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique, N'Guessan Koffi, ce mardi 11 août 2026 au Lycée Sainte-Marie d'Abidjan-Cocody, devant inspecteurs généraux, directeurs généraux et chefs de structures.
Curricula lisibles et manuels uniques accessibles à chaque élève, enseignants formés et valorisés, écoles sécurisées et salubres, examens à la crédibilité incontestable, enseignement technique choisi plutôt que subi, culture scientifique et numérique tournée vers les métiers de demain, culture de la discipline et du travail. Sept chantiers qui, selon le ministre, ont « par le passé, fait la force de l'école ivoirienne » et qu'il faut aujourd'hui « revisiter et moderniser ».
L'enjeu dépasse la simple rentrée scolaire. « Il s'agit de constituer un capital humain compétent, capable de contribuer efficacement au développement du pays », a insisté N'Guessan Koffi, rappelant le soutien appuyé du gouvernement à ce secteur, porté par les ambitions présidentielles pour la jeunesse ivoirienne.
Ce recentrage sur les fondamentaux, plutôt que sur des réformes cosmétiques, tranche avec une tendance régionale où les annonces spectaculaires masquent parfois des manuels absents ou des classes surchargées. La discipline et le travail, cités en dernière priorité mais pas des moindres, renvoient à une exigence simple, remettre de la rigueur dans un système parfois érodé par l'informel.
Le ministre délégué à l'Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a été associé à la démarche, signe d'une volonté de coordination entre formation générale et professionnelle. Reste à savoir si ces priorités, une fois déclinées sur le terrain, sauront résister à la réalité budgétaire et logistique de milliers d'écoles réparties sur tout le territoire.
Et vous, quelle priorité vous semble la plus urgente pour l'école africaine de demain, les manuels, les enseignants, ou la discipline ?
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