Le Fonds monétaire international valide deux revues de son programme avec l'Égypte et libère un nouveau financement, tout en exigeant un désengagement plus rapide de l'État.
Publié le 3 août 2026 à 13:17 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 18:51

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Un chèque de 1,8 milliard de dollars, et une mise en garde en prime. C'est le double message envoyé jeudi par le Fonds monétaire international à l'Égypte.
Le Conseil d'administration du FMI a validé les cinquième et sixième revues du programme de crédit élargi de 8 milliards de dollars, ainsi que la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité, précise Zonebourse Suisse.
Environ 1,5 milliard proviendra du mécanisme élargi, et 272 millions de la facilité climatique, doublée après que Le Caire a atteint plus tôt que prévu un objectif de réforme environnementale. Amine Mati, chef de mission du FMI pour l'Égypte, a précisé que les fonds devraient arriver d'ici le 3 août.
L'institution salue une économie devenue résiliente face aux secousses du Moyen-Orient, portée par un taux de change plus souple et des restrictions budgétaires, selon Ahraminfo. Mais elle presse aussi Le Caire de réduire le poids de l'État et d'accélérer la privatisation des entreprises publiques.
Une économie qui tient debout sous les chocs régionaux, c'est un signal pour tout le continent en quête de financements extérieurs. L'Égypte reste pourtant sous perfusion depuis 2024, avec un programme désormais porté à 8 milliards. Le président Abdel Fattah al Sissi a d'ailleurs annoncé ne plus vouloir solliciter de nouveau prêt du FMI après ce cycle, misant sur un programme national à finaliser d'ici fin septembre.
Un pays peut il vraiment reprendre son autonomie économique tout en tenant les conditions imposées par ses créanciers jusqu'au bout ?
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