La Fédération ivoirienne de football élargit son collège électoral à quelques mois d'un scrutin scruté de près par les acteurs du football local.
Publie le 27 juillet 2026 à 22:23 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 02:12

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Huit voix de plus. Dans le football ivoirien, ça peut suffire à faire basculer une élection.
Le collège électoral appelé à désigner le futur président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) passe de 81 à 89 votants, rapporte KOACI. Un élargissement qui intervient dans un climat de tensions internes, à quelques mois d'un scrutin scruté de près par les acteurs du football local, alors que la fédération cherche à consolider sa gouvernance sportive après plusieurs années de turbulences institutionnelles.
Ce genre d'élargissement de dernière minute n'a rien d'anodin. Chaque voix ajoutée au collège électoral change les équilibres entre clubs, ligues régionales et instances dirigeantes, et pèse sur qui aura la main sur les millions de FCFA que génère le football ivoirien, entre droits télé, sponsoring et primes de compétitions continentales.
L'enjeu dépasse le seul microcosme du foot. Une fédération mal gouvernée, c'est une sélection nationale fragilisée, des centres de formation sous-financés, et des jeunes talents qui partent plus tôt et moins bien accompagnés vers l'Europe. À l'inverse, une FIF stable et transparente peut devenir un levier pour structurer toute une économie du sport, des académies de quartier jusqu'au sponsoring international.
Le football restera l'un des rares terrains où l'Afrique impose déjà sa force au monde. Encore faut-il que les institutions qui le pilotent soient à la hauteur du talent qu'elles gèrent.
Une fédération sportive doit-elle d'abord répondre aux clubs qui votent, ou aux supporters qui remplissent les stades ?
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