Robert Anvul Yav et André Ehonza Uketi comparaissent depuis le 25 septembre devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, accusés de lâcheté devant l'ennemi lors de la chute de Bukavu face à l'AFC/M23 en février 2025.
Publié le 27 septembre 2026 à 09:23 — mis à jour le 7 octobre 2026 à 19:00

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Re coucou eeeeExtraits de la prison militaire de Ndolo pour venir s'expliquer devant leurs juges : depuis le 25 septembre, deux généraux de l'armée congolaise comparaissent devant la Haute Cour militaire de Kinshasa pour la chute de Bukavu, tombée aux mains de l'AFC/M23 en février 2025.
Selon Afrik.com, Robert Anvul Yav, qui commandait la région militaire du Sud-Kivu, est accusé d'avoir quitté la ville avant l'arrivée des rebelles, sans avoir organisé de contre-offensive. André Ehonza Uketi, qui dirigeait l'opération Sukola 2 Nord, est lui poursuivi pour avoir, selon l'accusation, contribué à démoraliser ses troupes en présentant les capacités de l'adversaire comme supérieures aux leurs.
Mediacongo précise que les deux hommes font aussi face à des accusations liées à des armes défectueuses et des munitions périmées remises aux combattants wazalendo à Lumbishi. AllAfrica rapporte que l'infraction de lâcheté devant l'ennemi est passible de la peine de mort selon le code pénal militaire congolais, une sanction maximale qui reste toutefois rarement appliquée. Les avocats des accusés invoquent, eux, un rapport de forces largement défavorable en hommes et en équipement au moment des faits. La prochaine audience est fixée au 9 octobre pour l'examen complet du dossier.
Qu'un pays choisisse de juger ses propres généraux plutôt que de les laisser dans l'oubli dit quelque chose d'une armée qui cherche à se reconstruire une crédibilité après une série de défaites humiliantes dans l'Est du pays. D'ici 2050, la capacité des États africains à établir des responsabilités militaires claires, sans en faire de simples boucs émissaires, sera un indicateur de la solidité de leurs institutions.
Ce procès marquera-t-il un vrai tournant dans la reddition de comptes au sein de l'armée congolaise, ou ne fera-t-il que déplacer la responsabilité de l'échec du sommet vers le terrain ?
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