La session 2026 du concours d'entrée enregistre une hausse de 12 % des candidatures, signe de l'appétit ivoirien pour le numérique.
Publié le 6 août 2026 à 11:10 — mis à jour le 27 septembre 2026 à 06:43

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Huit heures du matin, lycée classique d'Abidjan. Des stylos qui crissent, des visages tendus, et surtout une certitude partagée par la majorité des candidats présents dans la salle : la concurrence n'a jamais été aussi rude.
Ce mardi 4 août 2026, 2 083 candidats ont composé pour le concours d'entrée à l'École supérieure africaine des technologies de l'information et de la communication, l'ESATIC. Un chiffre en hausse de 222 candidats, soit près de 12 %, par rapport à la session 2025 qui en comptait 1 861. Parmi eux, 654 filles, réparties entre les 1 880 postulants pour la Licence 1 et les 203 candidats visant le Master 1.
Représentant le ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, Djibril Ouattara, la directrice de cabinet Rokia Fofana a donné le coup d'envoi des épreuves, entourée du directeur général de l'école, le Professeur Adama Konaté, et du président du jury, le Professeur Adima Amissa Augustin.
Le calcul est simple et implacable : 300 places seulement pour plus de 2 000 candidats, toutes filières confondues, licence, classe préparatoire et master. Cette pression illustre un phénomène plus large sur le continent : la ruée de la jeunesse africaine vers les métiers du numérique, portée par des salaires d'entrée attractifs et des perspectives de carrière rapides dans le cloud, la cybersécurité ou l'intelligence artificielle.
Les résultats tomberont le 12 août. D'ici là, des milliers de familles ivoiriennes retiennent leur souffle. Car au-delà d'un simple concours, c'est bien l'avenir numérique du pays qui se joue dans ces salles d'examen, une génération à la fois.
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