Le Parlement éthiopien a réélu Abiy Ahmed à l'unanimité pour un nouveau mandat de cinq ans, quelques jours après la reprise de Mekele par les forces fédérales dans le conflit au Tigré.
Publié le 6 octobre 2026 à 12:53

Ecouter l'article
Addis-Abeba, ce lundi. Devant le président Taye Atske-Selassie et plusieurs dignitaires, Abiy Ahmed prête à nouveau serment comme Premier ministre, pour un mandat de cinq ans. Le vote au Parlement s'est tenu à l'unanimité, rapporte Fana Broadcasting Corporate, après la présentation de sa candidature par le vice-Premier ministre Temesgen Truneh, au nom du Prosperity Party.
Cette réinvestiture découle des élections générales du 1er juin 2026 et ouvre le septième mandat parlementaire éthiopien. Le nouveau cabinet, baptisé "gouvernement Medemer", du nom du concept de synergie politique cher à Abiy Ahmed, prend officiellement ses fonctions, confirme l'Agence de presse éthiopienne.
Le moment choisi n'est pas neutre. Quelques jours plus tôt, les forces fédérales reprenaient le contrôle de Mekele, capitale du Tigré, après le retrait des combattants du Front de libération du peuple du Tigré, dans un conflit relancé depuis le 21 septembre. Al Jazeera, qui suit la situation au jour le jour, rappelle que la région reste sous très haute tension malgré ce repli.
Un second mandat qui démarre en pleine recomposition d'un conflit interne, dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique et siège de l'Union africaine, porte un poids particulier.
L'Éthiopie veut peser sur la scène diplomatique continentale. Elle ne pourra le faire durablement qu'en stabilisant, pour de bon, ce qui se joue à l'intérieur de ses propres frontières.
Un gouvernement qui porte le nom de synergie peut-il vraiment unir un pays encore fracturé par la guerre du Tigré ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…