Le Jury d'appel annule les quatre matchs de suspension et l'amende de 20 000 dollars infligés au président de la Fecafoot.
Publié le 6 août 2026 à 13:13 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:30

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Un geste d'agacement en tribune, filmé par toutes les caméras du stade Moulay Abdellah de Rabat. Neuf mois plus tard, l'affaire vient de trouver son épilogue judiciaire, et Samuel Eto'o en sort gagnant.
Le 5 août 2026, le Jury d'appel de la Confédération africaine de football a annulé, avec tous les effets de droit, les sanctions prononcées contre le président de la Fédération camerounaise de football. Tout était parti du quart de finale Cameroun-Maroc, perdu 2-0 le 9 janvier dernier lors de la CAN Maroc 2025. Face à des décisions arbitrales contestées, Eto'o s'était tourné vers Fouzi Lekjaa, patron du football marocain, et vers Patrice Motsepe, président de la CAF, dans un échange tendu capté par les images.
La commission de discipline de la CAF y avait vu une violation des principes de loyauté, d'intégrité et d'esprit sportif, et avait condamné l'ancien attaquant à quatre matchs d'interdiction de stade et 20 000 dollars d'amende, soit environ 11,5 millions de FCFA. Un dossier qu'Eto'o a immédiatement contesté en appel.
La Fecafoot a salué, dans un communiqué, une décision qui consacre l'indépendance du jury d'appel. La CAF, elle, n'a pour l'instant donné aucun détail sur les motifs juridiques qui ont fait basculer la balance. Les parties disposent de dix jours pour les réclamer.
Au-delà du cas individuel, cette affaire pose une question de fond pour le football africain : jusqu'où un dirigeant, ancienne star du terrain, peut-il interpeller les instances sans que cela ne devienne un motif de sanction ? Entre autorité fédérale et émotion de joueur, la ligne reste fine, et la CAF vient de le rappeler à sa manière.
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